Le cirque de Salazie
Page 27 :
Le cirque de Salazie
Photo : Une vue du cirque de Salazie, au sommet du Piton d’Anchaing.
Dans la montée vers le village de Salazie, la route reste cantonnée entre deux montagnes en suivant la Rivière du Mât, mais la sensation de prendre de l’altitude en peu de kilomètres est nette ici. Ce n’est qu’après que les montagnes s’ouvrent davantage, et que l’on a une première idée de l’étendue de ce cirque, surtout en arrivant sur le plateau du village d’Hell-Bourg.
Une halte s’imposait à l’entrée, parce que le point de vue y est excellent et que Robert voulait tout de suite retrouver ses repères ; parce qu’il connaissait cette région au relief bouleversé par l’érosion pour l’avoir traversée à pied. D’ailleurs, c’est Phil qui lui donna l’occasion de raconter ce qu’il considère toujours comme un de ses hauts faits de jeunesse :
- Mais tu connais Salazie ! Tu as bien participé à une équipée un peu risquée dans cette région ; je me souviens que tu t’étais fait réprimander par la mère.
- Oh ! Oui ! Avec des copains de l’internat du lycée, j’ai fait une excursion de catégorie supérieure, compte tenu des conditions climatiques qui régnaient dans le nord de l’île : nous avons subi la pluie durant toute l’ascension vers la Roche Ecrite, qui s’est faite, à pied, du Jardin de l’État, au centre de Saint-Denis, jusqu’à la caverne de la Roche Ecrite où nous sommes arrivés exténués. Ce n’était pas tant la question administrative de la sortie de l’internat que la prise de risque par mauvais temps qui avait fait peur à la mère. Rien ne nous aurait arrêtés ce matin-là : Quelles que fussent les conditions, cette excursion on l’aurait faite. Nous n’avons eu qu’une seule peur, être coincés entre deux ravines en crue après avoir fait la plus grande partie du trajet. Quand on est jeune on ne mesure pas les dangers, on a un courage sans limite. C’est bien sûr ce qui caractérise la jeunesse ! Et tant mieux !
Les autres étaient tout ouïe, pour entendre ce récit de Robert attaché à une région de l’île si loin du lieu des randonnées qu’il a faites dans son adolescence : le cirque de Mafate.
- D’abord, dit Robert, tu vas m’aider en regardant le plan à bien repérer le sommet de la Roche Ecrite. Un sommet que nous avons atteint le lendemain de la dure nuit que nous avons passée dans cette caverne où nous avons eu la chance de trouver pas mal de bois secs pour faire un repas chaud et surtout nous sécher car on n’avait aucun vêtement de rechange. Ce jour-là, j’ai vérifié ce qu’un ancien du lycée m’avait conseillé au départ : Si tu es trempé, ne joue pas au fort, n’enlève pas tes vêtements mouillés, ils t’aideront à garder ta propre chaleur. Un de mes copains de l’expédition, un costaud de nature, ne le savait pas, et ne voulait pas l’entendre ; il en a fait alors l’amère expérience : il a souffert beaucoup plus que les autres pendant les deux jours de marche.
Phil, qui connaissait le cirque, pour avoir plus d’une fois rendu visite à son copain Marco chez qui le groupe allait manger et passer la nuit à Hell-Bourg, intervint alors :
- Tu lèves la tête, La Roche écrite est devant toi, légèrement à gauche ; tu la tournes encore un peu dans le même sens, et plus loin, le Piton des Neiges ; et tout près de nous, façon de parler, dans le creux du cirque, le Piton d’Anchaing, sur lequel nous allons monter demain. Et en bas, légèrement à droite, ce qui reste de la mare à Poules d’eau – elle a été pratiquement vidée de son contenu à la suite d’un glissement de terrain pendant un cyclone.
July dans un aparté avec Pauline, mais de façon à ce que tout le monde entende :
- Tu crois que nous allons réussir à grimper là-dessus demain ?
- Phil m’a dit qu’il y en a pour 4 heures de marche, en y allant doucement.
Robert interrogea à nouveau Phil, son repérage n’était pas terminé :
- Et maintenant, où se trouve le village de Grand-Ilet ?
- Difficile de le voir de façon nette d’ici ; c’est sûr que demain ce sera plus facile lorsque nous serons au sommet du Piton. C’est plus au fond, là-bas, dit-il, en pointant son doigt en direction du pied de la falaise de la Roche écrite. Et rappelle-nous maintenant cette histoire d’excursion.
Robert était content de se lancer dans son récit :
- Pour ce qui est de la marche en elle-même, étant donné que la caverne où nous avons passé la nuit est un peu plus bas que le sommet – nous avons fait la dernière partie de l’ascension le lendemain au petit jour pour avoir tout le paysage bien découvert -, et que le sentier pour la descente dans le cirque démarre un peu plus bas que cette caverne, je pense, grosso modo, que ce sentier doit descendre devant nous dans cette paroi. Vu d’ici cela parait impossible.
Phil intervint alors pour préciser :
- Aujourd’hui, il est souvent emprunté par les compétiteurs qui font « La diagonale des fous », cette course qui part de Saint-¨Philippe pour arriver à Saint-Denis, après avoir fait les trois cirques et traversé l’île selon une diagonale comme son nom l’indique. Et au point de contrôle de Grand Ilet, beaucoup de jeunes en pleine forme mais ne sachant pas gérer l’effort sur la longueur de l’épreuve abandonnent après cette descente.
Robert est resté interloqué à l’écoute de ce que venait de dire son frère :
- En prenant notre temps, nous avons souffert dans cette descente dangereuse, et, à mon avis, quels que soient les aménagements qui y ont été apportés depuis, le profil n’a pas dû beaucoup changer. Et cette descente est interminable. Arrivés au pied de cette montagne, nous avons dû traverser pas mal de bras de rivières pour atteindre le village de Grand-Ilet, en fin de journée, sans être sûrs de trouver un toit pour passer la nuit. On nous avait dit que les randonneurs pouvaient se reposer à la petite mairie annexe du coin, et dormir sur la table du conseil.
La nuit allait rentrer et nous commencions à envisager la solution de nous caser sous les rebords de l’entrée de l’église. Heureusement, un dragueur du groupe, qui avait baratiné une fille du village, nous a permis d’avoir une petite case inutilisée grâce à la famille de cette fille. Une deuxième chance : il y avait un foyer et du bois. C’est ainsi que nous avons pu manger quelque chose de chaud, et surtout bien dormir à l’abri du vent.
- Mais en quoi ta mère est-elle intervenue dans cette affaire, demanda July ?
- C’est par le volet administratif : quand un élève quitte l’internat sans rentrer dans sa famille, une autorisation écrite des parents est indispensable. J’ai donc remis un billet avec la signature de la mère – à ceci près qu’elle n’avait produit au lycée qu’une seule signature, sur le registre de l’établissement, le jour de mon inscription en présence du Proviseur. Et depuis, j’imitais parfaitement cette signature pour tous les documents officiels. Il y avait une entente entre nous, la mère me faisait confiance. Mais pour cette fois, il s’agissait d’une longue escapade dans la nature, ce qui explique que les intéressés furent tour à tour convoqués dans le bureau du Censeur. En effet, l’Administration du lycée prenait une drôle de responsabilité à nous laisser partir sans être couverte en cas de pépin. D’autant que nous avions demandé des victuailles à la cuisine pour nos repas. Je me revois encore dans le vaste bureau de cet homme, grand même en position assise, froid, économe de ses mots, qui de la main ne me laisse pas approcher trop près de sa personne, et qui me dit d’un ton sec :
- Vous avez signé vous-même cette autorisation !
- C’est ma mère ; vous pouvez vérifier – je savais que l’imitation était parfaite. Heureusement que le téléphone n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui. Et en moi-même je me suis dit : tu ne m’auras pas mon bonhomme. C’est qu’il avait la réputation de mener de façon intelligente les interrogatoires pour toutes les petites affaires survenues dans l’établissement.
- Vous pouvez partir, me dit-il.
J’étais rassuré ; cela c’était très bien passé, mais dans ma tête une question est apparue en quelques secondes : Mais pourquoi donc les autres m’avaient dit de faire très attention ? Je me suis dirigé vers la porte, et j’avais à peine la main sur la poignée que j’entendis dans mon dos une voix forte :
- Allez, avouez-le ! Vous avez signé cette autorisation ! Il ne fallait pas craquer, et en une seconde j’ai su que je devais présenter le même visage, et en aucun cas lui faire face complètement ; je n’ai fait que retourner la tête, sans lâcher la poignée de la porte :
- C’est bien ma mère ! Vous pouvez vérifier.
Et je suis sorti lentement de la pièce, en me demandant s’il allait encore chercher à me déstabiliser. Ce ne fut pas le cas. J’avais tenu, comme les autres ! Et pourtant, j’étais le plus jeune de la bande. J’étais fier de moi !
Phil voulait revenir à la suite de l’excursion :
- Et à partir de Grand-Ilet ?
- En fait, l’étape de Grand-Ilet à Hell-Bourg était surtout très longue. De toute façon, l’on ne pouvait la faire qu’à pied, ce village était à l’époque inaccessible en voiture.
- Aucune comparaison, dit Phil ; il a été désenclavé, compte tenu des possibilités de développement, les élevages de poulets entre autres.
- Mais nous avons dû forcer l’allure pour arriver avant 13 heures de façon à pouvoir prendre le car courant d’air qui faisait la liaison Hell-Bourg Saint-Denis. Et il ne fallait pas le rater si l’on voulait être à l’internat avant 18 heures.
Mais alors, dit July, nous ne voyons toujours pas pourquoi ta mère est rentrée dans cette histoire.
- Simple, lui répondit Robert. Dès notre arrivée, après un passage au réfectoire, nous sommes allés directement à l’infirmerie parce que nous étions vraiment fatigués. Avec la complicité de l’Infirmière et du Surveillant Général, nous avons obtenu la permission de rester au lit le lendemain pour récupérer. L’Administration, par lettre, pour se couvrir, a averti les familles que leurs enfants avaient perdu une journée de classe en raison d’une nécessaire récupération à la suite d’une excursion en montagne. Et le week-end suivant, à la maison, j’ai dû donner tous les détails à la mère qui m’a réprimandé, plus pour la prise de risque, à considérer les conditions climatiques, que pour la question administrative ; et ensemble nous avons rédigé une petite réponse diplomatique pour le lycée. Cela dit, je ne crois pas qu’elle fût vraiment inquiète, car elle savait que j’étais assez résistant, elle-même ou mon oncle avait l’habitude de nous emmener, Phil et moi, pour des grandes marches dans le cirque de Mafate.
Tandis que la voiture avançait dans la rue principale de Hell-Bourg, Robert fit un effort pour repérer la boutique où avant de prendre le car pour Saint-Denis lui et ses copains avaient acheté du pain, parce qu’il ne leur restait plus rien à manger à la fin de leur périple. Il hésita entre deux vieilles maisons retapées ; il se promit de venir faire un tour avant le repas du soir pour mieux raccrocher ce souvenir.
Les chambres d’hôtes que Phil avait réservées étaient situées au cœur du village : des petites maisonnettes accolées les unes aux autres autour d’un grand bâtiment central où se trouvaient la salle à manger et les cuisines. Phil connaissait bien Marco, le maître des lieux ; ils avaient fait ensemble des stages de formation pour les entrepreneurs en tourisme dans les hauts de l’île. Il l’estimait beaucoup car l’homme, sans être originaire du cirque, avait pris un certain risque en investissant gros dans cette activité. Et l’affaire marchait bien, aussi bien avec les touristes de l’extérieur de l’île que les Réunionnais eux-mêmes. Lui, il avait préféré rester dans sa poly-activité. Il est vrai que là où il habite l’attractivité touristique n’est pas la même.
Les affaires déposées dans la chambre, et après que July eut découvert les disponibilités qu’offre ce genre d’accueil, le lit à baldaquin et la moustiquaire entre autres, Robert s’empressa de demander à son petit monde d’aller faire à pied un tour au centre. Alors qu’ils descendaient un petit chemin pour rejoindre la rue principale, un spectacle s’offrit à leurs yeux : le jour touchait à sa fin, et, devant eux, la silhouette du Piton d’Anchaing se découpait de la demi-pénombre qui commençait à envahir le cirque ; cette masse verte qui les regardait semblait vouloir leur dire : À demain ! Je vous attends !
Robert avait tenu à retrouver « sa » boutique au plus vite, au point qu’il eût fait une « crise » si les autres lui avaient demandé de reporter à plus tard sa ballade au centre. Quelle ne fut pas sa déception en ne reconnaissant pas vraiment la devanture, et encore moins cette partie du trottoir sur laquelle lui et ses camarades s’étaient affalés au terminus de leur longue marche ! Et pourtant il y avait toujours dans les environs ces gens des hauts qui avaient l’habitude de se rassembler là, adossés tout le long de la façade de leur « club », les yeux toujours débordant de sympathie. Il aurait bien aimé leur serrer la main et se sentir un instant dans la peau d’un habitué du lieu, et peut-être en leur compagnie aller boire au comptoir un « coup de sec », ce petit verre de rhum qu’on avale d’un coup en se raclant ensuite la gorge de façon à atténuer la brûlure de l’alcool. Rien que pour montrer qu’il avait conservé intacte cette capacité à s’intégrer au paysage et au vécu de ces hommes malgré le temps qui avait imperturbablement déroulé son fil. Mais l’ambiance n’était plus la même, et, encore une fois, il était déçu. Les touristes défilaient sur le trottoir, entraient et sortaient des boutiques, donnant certes une animation au village, et sans aucun doute un bien-être économique aux gens qui y vivent en permanence. Certes, ces visiteurs apportent un autre air, mais en même temps l’impression est aussi qu’ils gomment quelque chose que Robert n’arrivait pas à bien cerner. Ces gens pauvres du coin semblaient ne plus être tout à fait dans leur ville. Ils donnent l’impression plus de subir qu’ils ne sont en condition de proposer. Mais, après tout, se dit-il, ici comme ailleurs le progrès écrase toujours un peu ! Et il avance vite ici, malheureusement trop par ses mauvais côtés.
En parcourant la rue principale jusqu’au bout, Robert finit par remarquer sur le mur du jardin de plusieurs belles villas des petites constructions qui dominent la rue. Après une explication de Pauline, il reconnut n’avoir jamais saisi l’utilité de ces petits kiosques sur le bord de la voie publique, et aujourd’hui qu’on retape ces vieilles et belles demeures créoles, on refait aussi mais avec plus de goût encore les « Get-à-li » - le nom créole de ces petites cases -, même si l’évolution de la société leur a retiré un usage essentiel en ce temps-là. Ils permettaient, particulièrement, l’observation des passants sans se faire voir. Sans doute ces belles bourgeoises de la société créole qui montaient en changement d’air quand la chaleur sur la côte était insupportable en été s’y installaient pour observer, pour détailler les allants et les passants en doute discrétion, parce que les cloisons finement ajourées ne permettaient pas de les voir avec netteté. Elles disposaient alors de quoi alimenter leurs conversations avec leurs commères. Aujourd’hui, les femmes ne se cachent pas ; bien au contraire, elles font tout pour être vues, et bien vues, en toutes circonstances. C’est leur liberté !
Robert réussit à contourner sa déception en proposant d’aller boire une bière dans un vrai bar, où l’on s’attable, où il faut attendre pour se faire servir et où l’on peut passer des heures devant un verre à discuter de tout et de rien. Un bel espace rempli de touristes ; il reconnut même des Bretons qu’il avait rencontrés au gîte au moment de prendre possession de sa chambre, et avec qui il avait échangé quelques mots. Des gens qui se révèlent sympathiques au premier abord ; quelque chose lui disait qu’il aurait la possibilité de faire plus ample connaissance.
Des sentiments contradictoires étaient en lui : le progrès arrivait bien dans les hauts de l’île, mais il avait plutôt tendance à effacer la simplicité et le charme d’antan. Décidément, se dit-il, partout où je passe maintenant, je perçois un décalage important entre la réalité que je découvre et ce que j’en attends.
C’est Pauline qui prolongea la réflexion en s’interrogeant à voix haute voix sur ce que devait être Hell-Bourg à la belle époque, où les gens aisés montaient au village faire des cures à la source thermale, et résidaient dans ces belles maisons tout en bois. Elle se demandait si une comparaison avec le village d’aujourd’hui avait encore du sens. C’est son mari qui lui répondit immédiatement :
- D’abord, la source thermale a disparu à la suite d’un glissement de terrain lors d’un gros cyclone, et malgré plusieurs tentatives on n’a jamais pu retrouver sa trace : elle s’est comme on dit déplacée. La plupart des zones habitées du cirque sont en réalité des terrains plus ou moins instables, ce qui pose d’ailleurs à la commune d’énormes problèmes pour établir son Plan de prévention des risques naturels. Ensuite, la belle époque ? Une petite bourgeoisie locale qui vivait bien, et le reste de la population qui se débattait dans une misère noire. En résume, aucune comparaison, compte tenu des développements dans les domaines de l’élevage, des cultures maraîchères et fruitières depuis une dizaine d’années et de la circulation des personnes dans le cirque en général.
Phil intervint alors pour arrêter les discussions :
- Il est 18H30, et il nous faut être à la salle à manger à 19H. Vous comprenez bien que Marco et sa femme ne peuvent pas se permettre de faire plusieurs services, ils doivent pratiquement tout faire à eux deux. Vous avez dû remarquer, nous ne sommes pas les seuls chez lui ce soir. Nous avons juste le temps de repasser dans nos chambres pour faire un brin de toilette avant d’y aller.
En remontant vers le gîte, Robert interrogea son frère :
- Et qu’est-ce que l’on va manger ? Il avait posé la question, mais il savait que son frère avait tout réglé avec son copain pour que les plats soient de la meilleure qualité possible.
- C’est vrai, je ne vous en ai pas parlé encore. Je m’adresse aussi aux femmes :
- Au départ, vous devez ménager votre monture. Toute une variété de petits beignets de légumes vous sera proposée ; ils sont appétissants et vont vous inciter à taper dans la gamme des rhums et des punchs spécialement préparés par Marco ; vous aurez le temps d’en goûter quatre ou cinq, mais je vous conseille de vous limiter à deux seulement : par exemple, le rhum aux « bibasses » et le rhum aux fruits de la passion se laissent boire facilement. Autrement, vous ne serez plus en condition d’apprécier convenablement les plats qui suivront. Pour le repas lui-même, il y aura du poisson et deux viandes, un carri et un civet ; là aussi il y aura de quoi satisfaire les gros appétits. Pour terminer, et c’est une habitude dans les tables d’hôtes à la Réunion, vous aurez l’occasion de goûter à de savoureux gâteaux du pays. Une petite faiblesse cependant : Son vin n’est jamais de qualité. Je le lui ai souvent dit d’ailleurs, mais il ne me suit pas ; je crois qu’il a besoin d’une formation en ce qui concerne la connaissance des vins. Il est vrai que c’est un produit cher à la Réunion, et dans ce type d’accueil le prix des repas doit rester abordable. Mais ne vous en faites pas, j’ai prévu une petite compensation : J’ai emmené un bon « Côtes du Rhône », pour faire plaisir à Robert, nous le dégusterons en nous mettant tous les quatre dans une chambre avant de dormir. Pour parler aussi de la marche de demain !
Robert avait écouté attentivement Phil ; il retourna ensuite vers July :
- Je crois que je vais me faire plaisir ce soir ; si demain je cale dans l’ascension du Piton d’Anchaing, je compte sur toi pour me tirer dans le sentier avec un bâton. Mais, comme on dit souvent, « Demain est un autre jour ».

Commentaires
RIVIERE site : http://pierre-georges-riviere.blog4ever.com | le 07/06/2008 à 11:28:37L'accueil, dans les cirques, n'est malheureusement plus ce qu'il était. La spontanéité n'est plus au rendez vous et le sourire,le plus souvent, n'est plus que de circonstance. Le profit a tué tout ce qu'il y avait de mieux sur cette foutue planéte et ce qui faisait le charme de notre île n'a pas échappé au désastre.Nostalgie, quand tu nous tiens!...
Patrick le 13/06/2008 à 13:50:13
Episode très intéressant. Attendons la suite des événements.