Par Aimé LEBON: Errance.

Redécouvrir son pays

 

Page 25 : Redécouvrir son pays

 

Photo: La route du littoral, dans le sens La Possession  Saint-Denis.

 

On ne connaît jamais vraiment son pays ; il arrive souvent qu’un touriste de passage vante à quelqu’un un site pas très éloigné de sa maison et la personne se rend alors compte - il n’est pas question cependant de l’avouer – qu’elle ne connaît pas vraiment ce coin. Surtout de nos jours où pour pas mal de gens la vie malheureusement tourne principalement autour d’un même trajet effectué en voiture ou en transport public : de la maison, au travail, avec parfois un passage au supermarché, et le retour à la maison. Et même le week-end il n’y a pas de grandes improvisations dans les sorties : la même plage ou pratiquement le même cadre boisé pour les pique-niques. Quelquefois, ce sont les enfants qui bousculent un peu les parents pour qu’ils fassent un peu dans la nouveauté. Mais aujourd’hui, les embouteillages pour le retour le dimanche freinent les envies de découvrir vraiment le pays.

Dans l’avion vers la Réunion, Robert n’a pas trouvé le sommeil. Il a fait semblant de dormir, et pourtant avec July ils avaient trois sièges leur disposition, ils pouvaient se mettre un peu plus à l’aise. Il a passé la nuit à chercher la meilleure position pour ses jambes et sa tête, alors que July recroquevillée sur elle-même a fait un bon sommeil. À un moment donné, la lumière du jour, à plus de 10 000 m d’altitude, qui commençait à entrer dans l’appareil lui indiquait que très bientôt la grande majorité des voyageurs allait se réveiller et que la queue allait commencer à se former devant les toilettes. Robert décida donc de prendre les devants et à s’y rendre tout de suite.

Le voyage de l’aéroport de Marignane en région Provence Côte d’Azur à celui de Roland Garros à Sainte-Marie de la Réunion est toujours long, se dit-il ; son ressenti, c’est qu’il est encore plus long au fur et à mesure qu’il avance en âge. Un peu plus de 11 heures de vol à ne pas savoir quoi faire de son corps, c’est vraiment fatigant. Il décide de réveiller July, car il a compris que les hôtesses commencent aussi à s’activer pour le petit déjeuner. Il a hâte d’arriver dans son île ; il a hâte surtout de vivre un moment particulier qu’il redoute un peu : à chaque voyage, ce n’est que lorsque les roues de l’avion ont bien pris contact avec la piste qu’il se dit toujours en lui-même : ce sera peut-être pour la prochaine fois ! Au départ, tant que l’avion n’a pas retrouvé une horizontalité dans son vol après son ascension, et à l’arrivée tant qu’un contact équilibré avec la terre n’a pas eu lieu, il n’est pas rassuré, car il sait très bien que ce sont les phases de décollage et d’atterrissage qui sont dangereuses. Quand l’avion vole tout en haut, même dans des fortes turbulences, il n’a pas peur, car le pilote a pas mal de moyens pour gérer toutes les difficultés du vol.

Le petit-déjeuner fut vite avalé, d’autant qu’il n’était pas fameux : la brioche servie n’était même pas complètement décongelée. Mais l’important n’était pas là : Robert s’accrochait à sa montre pour voir s’écouler le temps ; un temps qui était encore long avant d’arriver à partir du moment où le commandant annonça aux passagers que l’avion venait d’entamer sa descente vers la Réunion. Et ce n’est que lorsqu’une jeune fille désigna à haute voix à travers le hublot la route du littoral que l’avion suivait dans une trajectoire parallèle jusqu’à la ville de Saint-Denis que Robert s’était dit alors que l’arrivée cette fois était proche, et que le moment était venu de s’agripper à son siège en attendant l’impact avec le sol. D’ailleurs lui-même lança un décompte à partir de la dernière indication de l’altimètre retransmise sur l’écran.

Le temps était beau, le soleil resplendissait et il faisait chaud. Et une fois les bagages récupérés, après qu’ils eurent passé devant des douaniers qui regardaient ailleurs, July et Robert ont presque instantanément repéré Phil et sa femme Pauline dans la foule de gens qui attendaient en demi-cercle autour des portes qui s’ouvrent sur le hall. Cela fait plaisir de sentir que la chaîne parentale fonctionne bien jusqu’à l’autre bout du monde. L’impression qui se dégage tout de suite, c’est que partout on est chez soi, à l’aise.

Robert s’est donné une règle en touchant sa terre natale : être vraiment attentif à tout ce qui se passe autour de lui, parce que cette fois-ci ce n’est pas un voyage habituel de vacances comme il le faisait à peu près tous les cinq ans. Cette fois-ci, il vient préparer son retour au pays, alors que pendant les séjours précédents il ne faisait que de passer de fête en fête, de table en table tellement il prenait du plaisir à visiter toutes les branches de la famille et tous les amis, et qu’il était reçu partout avec un plaisir qui se lisait d’emblée sur les visages.

Phil avait prévenu, en sortant du parking de l’aéroport :

- Nous avons tout notre temps, le temps que le basculement de la route du littoral se fasse sur deux voies dans le sens de Saint-Denis vers la Possession. Autrement, dit-il à son frère en souriant, tu aurais goûté pleinement les charmes de nos embouteillages.

- Ne t’en fais pas, lui répondit Robert ; tu n’as pas oublié la traversée de Marseille pour rentrer chez nous après une arrivée à Marignane !

            Il a fallu rouler au pas pour faire tout le Barachois à Saint-Denis avant de prendre la route du littoral ; dans l’autre sens, sur cette route, les automobilistes ne roulaient presque pas en cette fin de matinée parce qu’ils ne disposaient que d’une seule voie en raison des travaux de purge de la falaise. Prendre cette route n’est toujours pas très rassurant : la DDE a beau purger la montagne, installer des filets pour retenir les pierres qui tombent, des gabions pour arrêter celles qui passent les filets, creuser des fosses pour piéger les éboulis, elle reste toujours dangereuse.

- Et on va laisser cette montagne prendre son lot de morts tous les ans, en sacrifice au dieu voiture, dit July à l’arrière de l’auto.

- D’ici quelques bonnes années il y aura un tram-train en tunnel pour passer ce massif montagneux et une nouvelle route du littoral plus éloignée de la falaise qu’elle ne l’est actuellement, une partie étant aussi en tunnel du côté de Saint-Denis. Pas mal de milliards en euros ! Mais j’ai comme l’impression qu’il en manquera toujours quelques millions, surtout si on rencontre des obstacles pour mener à bien les deux projets en même temps. Il se dit que les prévisions pour des financements sûrs ne sont pas bonnes dans la conjoncture actuelle. Mais on verra bien !

            Robert, le long de cette route, ne cessait d’interroger son frère sur les travaux entrepris pour la sécuriser, et trouvait que cet habillage de filets ne donnait pas une garantie suffisante en cas de gros éboulis, surtout étant donné que la nature de la roche et le climat tropical rendent illusoire la recherche d’une sécurité d’un bon niveau.

            Et au moment où la voiture passait devant une belle échancrure dans le paysage faite par une ravine, il interpella son frère :

- C’est bien en remontant cette ravine que l’on arrive en haut au passage délicat de la route départementale qu’il fallait emprunter parfois pour aller à Saint-Denis.

- Cette route a été aménagée, presque sur tout le parcours, y compris dans la zone délicate où elle a été élargie autant que faire se peut, parce qu’elle est même indispensable lorsque la route du littoral est totalement fermée en période cyclonique. Tiens ! hier, j’ai eu peur, étant donné les purges actuelles, que l’on soit obligés de l’emprunter pour aller te chercher à Gillot et te ramener à Bois de Nèfles Saint-Paul. Mais la DDE a opté pour une simple modification du basculement des voies et non pour une fermeture totale.

- Cela ne m’aurait pas gêné, lui répondit Robert ; j’aurais pu revivre une de ces « parties » de Goyaviers qu’on faisait à l’époque du lycée. Et regardant July : En deux mots, rapidement !

Pour quitter l’internat du lycée Leconte de Lisle, à Saint-Denis, et retrouver à la maison la cuisine de ma mère qui me manquait un peu, même si à l’internat la nourriture était plus équilibrée que chez nous, une fois par mois à peu près, il fallait d’abord prendre l’autorail pour aller au Port, dans l’Ouest, et ensuite monter dans un autre transport pour rejoindre la maison. Cet autorail empruntait un étroit tunnel creusé sous la montagne au XIXe siècle. Quand il n’était pas possible de le prendre, pour toutes sortes de raisons, il ne restait plus que le grand car courant d’air, un transport collectif avec les côtés ouverts, ce qui était très agréable en été, mais pas très confortable en saison fraîche pour les voyageurs qui ne trouvaient plus que des places en bout de banquettes pour rejoindre l’ouest. Mais, à ce passage difficile, il y avait un sens unique, et le car souvent devait attendre son tour pour rouler sur cette partie étroite et dangereuse. À peine le véhicule arrêté, comme une volée d’oiseaux, les lycéens plongeaient dans la forêt primaire qui s’y trouvait juste à côté pour déguster et ramasser des succulents goyaviers. Tant et si bien que le chauffeur avant de redémarrer son véhicule, devait lui-même pour ne pas trop retarder la file derrière lui aller crier dans les bois pour prévenir les cueilleurs que le car allait partir. Mais je doute que le chauffeur fût à chaque fois mécontent de l’aventure, il s’en tirait toujours avec une part de la récolte. Et l’on voyait alors tous ces jeunes revenir avec des sacs ou des chapeaux ou encore des feuilles de fougères rapidement tressées remplis de ces petits fruits à la fois doux et acidulés, d’un rouge presque noir, et réputés pour être de véritables concentrés de vitamine C. Le voyage était long et fatiguant, mais après le passage dans les champs de goyaviers les voyageurs retrouvaient du tonus.

- Mais aujourd’hui, on n’aurait pas pu le faire, dit Phil ; nous sommes à la fin de février, ce n’est pas encore la saison. Ce n’est qu’en mai - juin voire en juillet, selon les endroits, que ces fruits sauvages arrivent à maturité. Pour le bonheur des merles et autres oiseaux de la forêt, mais aussi pour la population. Et pourtant, cette plante est une peste végétale…

- En tout cas, dit Robert, alors que l’on avait quitté depuis un moment la route du littoral et que le pont de la Rivière des Galets était en vue, à tourner la tête à presque 180 degrés en partant des hauts de la Possession jusqu’au-dessus de Saint-Paul-Ville, on peut voir que les constructions ont poussé comme des champignons. Il y a de l’argent à la Réunion ; et de belles villas ! Regardez la route de la montagne, il n’y a pas si longtemps ce n’était que des roches, des herbes rouges et des touffes de poivriers sauvages.

- Pour ce qui est de cette urbanisation très rapide, je ne doute pas que certains ont dû réaliser de bonnes opérations financières, lui répondit-il.

            Robert fut de plus en plus étonné par les changements dans le village en remontant à Bois de Nèfles Saint-Paul. Et même émerveillé à la vue des transformations importantes dans la cour familiale : Phil, après avoir racheté les parts des autres héritiers - Pauline a apporté aussi de bons moyens -, a construit sa propre maison tout en rénovant la vieille bâtisse des parents. Il a aussi installé immédiatement à l’entrée de la propriété deux bungalows pour les touristes, séparés de l’ensemble par des haies de petits bambous. C’est qu’il fait partie d’une structure de l’agritourisme, dans le cadre de la promotion de la ruralité dans les hauts de la commune de Saint-Paul.

            Aujourd’hui tout est propre, les arbres fruitiers sont taillés, et un outil dont les parents ne disposaient pas en ce temps-là, la débroussailleuse, fait merveille dans les cours. Tout avait vraiment changé. Et à peine descendu de voiture Phil attira l’attention de Robert :

- Tu vois cette petite parcelle où autrefois nous plantions du maïs pour notre « quatre heures », je te la cède, si jamais tu veux construire un pied-à-terre ici.

            Robert en est resté le souffle coupé, se demandant jusqu’à quel niveau il s’en était ouvert à son frère sur son retour au pays. Tout d’un coup sa mémoire lui faisait défaut. Pas un mot ne sortit de sa bouche. Il préféra s’activer à décharger les valises. Mais au fond de lui-même il était ravi. Comme Pauline avait déjà entraîné July dans la maison pour l’installer, il prit son frère par le bras et l’emmena tout de suite faire un petit tour dans la cour. Toujours cette hâte de tout revoir, pour bien installer la réalité dans sa tête.

- En quelques années seulement tu as bien avancé dans l’aménagement de cet espace : un jardin où tu as quelque chose pour la marmite même en été ; la touffe de citrouille derrière sur une butte, un peu plus loin la treille de chouchou, et des songes de chine, me semble-t-il. Puis s’avançant encore un peu plus vers l’arrière de la cour :

- Je vois que tu as aménagé une autre entrée, plus professionnelle.

- Aujourd’hui, même si c’est toujours difficile, on a beaucoup plus de moyens, de toutes natures d’ailleurs. Pour mieux présenter, mieux organiser et être plus efficace. Baisse toi, là-bas, j’ai quelques ruches qui tiennent depuis quelques années alors que notre oncle, et même notre père si tu t’en souviens, n’avait pas réussi à les retenir ici.

- Je pense que c’étaient les animaux de la cour qui faisaient fuir les abeilles.

- C’est vrai ! À la maison, il ne reste plus qu’un chien et un chat. Mon élevage est beaucoup plus haut. Question d’hygiène, de normes comme on dit !

            Robert avançait dans une allée tout en caressant des palmiers nains d’ornement, quand tout d’un coup il se jeta en arrière, en lançant un gros juron bien créole, la main plaquée sur son front juste au-dessus de son œil droit :

- Les guêpes, cria-t-il.

- Désolé, lui répondit Phil ; je ne savais même pas qu’il y avait là un nid. Tu sais ce qu’il faut faire, et au plus vite s’il te plait. Nous l’avons fait ensemble, et en plusieurs fois quand très jeunes nous allions à la recherche des nids pendant les vacances scolaires de l’été. Tu sais, de nos jours, les insecticides pour les fruits et les légumes et les désherbants sont largement utilisés, et ces insectes survivent à peine. Auparavant, rien que dans le verger familial on dénichait suffisamment de nids pour faire une belle friture de larves, un plat recherché.

Robert se plaça derrière un arbre, en regardant aux alentours de peur qu’il ne retombât sur un autre nid. Il urina sur son mouchoir et se tamponna le front avec le tissu humide. Phil s’était rapproché pour lui demander de le maintenir appliqué sur la zone à traiter.

- Je n’ai rien oublié, dit Robert ; c’est vrai que les guêpes ici ne sont pas trop dangereuses, contrairement à celles de l’Hexagone – elles ne sont pas non plus de la même « variété ». Mais il n’empêche que la piqûre fait très mal sur le moment.

- Tu vois, c’est le pays qui entre à nouveau en toi, et dès ton arrivée ! Une sorte de mise à jour automatique.

- Pourquoi pas dit Robert, qui avait retrouvé un petit sourire, rien qu’en pensant qu’il allait faire sentir son front à July dans un instant. Mais un peu troublé quand même !

            Le résultat était là : on voyait bien l’impact de l’aiguillon au milieu d’une rougeur, mais il n’y avait pas d’enflure, sans aucun doute par l’effet d’un des composés de l’urine. Demain matin, il en restera peut-être un petit quelque chose mais à peine visible, et qui disparaîtra vite. Autrement, il faut transporter son enflure pendant au moins deux jours pleins. Au fond, les réactions dépendent de la nature de chacun et la vitesse du traitement mis en place après la piqûre.

            L’épisode des guêpes mit fin à cette visite de la cour ; et puis, il ne fallait pas laisser non plus les femmes toutes seules. Robert voulait se laver les mains et rincer son mouchoir :

- Où se trouve encore le point d’eau dans la cour ?

- Au fond, à droite, derrière la haie qui borde la ravine.

            En y arrivant Robert eut la surprise de voir que Phil avait aussi installé un petit système d’eau pour les oiseaux et sans doute pour des petits animaux sauvages à l’arrière de sa cour : un abreuvoir alimenté constamment par un goutte-à-goutte très fin. D’ailleurs en s’y approchant, il avait dérangé des tourelles et des cardinaux, qui s’en étaient éloignés, tout en restant dans le voisinage.

            Phil devança alors sa pensée :

- Quand on était des gamins on les collait, on les tuait et on les mangeait ; Aujourd’hui, je serai incapable de leur arracher une seule plume.

- Oh ! Moi aussi ! Je ne suis pas fier en pensant que j’étais capable à l’époque de les tuer en leur brisant le cou entre le pouce et l’index, en secouant très fort. Il n’empêche que les fritures de ces petits oiseaux sont très appréciées. J’en mangerai encore mais à la condition de ne les voir morts que dans mon assiette. Pas avant !

En rentrant dans le séjour, les deux frères trouvèrent leurs femmes devant une carte de la Réunion. Le récit de son embrassade avec une guêpe déclancha chez elles un grand rire ; Pauline proposa malgré tout une crème à Robert afin de réduire encore mieux les effets du venin. Non qu’elle voulût effacer l’odeur du traitement initial, mais parce qu’elle croyait plus à l’efficacité de son produit. Elle enchaîna ensuite sur le programme qui démarrait tambour battant :

- Ce soir nous sommes invités chez un cousin qui fête ses soixante ans. Il nous a prévenus qu’il n’était pas question, quelle que soit la fatigue du voyage, que vous ratiez un tel événement. Il viendra même vous voir en fin d’après-midi. À cette fête, ce sera pour vous l’occasion de retrouver des têtes que vous connaissez mais que vous n’avez pas revues depuis pas mal de temps. Un conseil : après le repas, tous les deux, vous devriez faire une bonne sieste, non seulement pour reprendre des forces et être à la hauteur ce soir, mais aussi pour préparer la première sortie. En effet, nous partons de bonne heure demain pour l’Est de l’île, et ensuite dans le cirque de Salazie.

            Les deux arrivants avaient rejoint leur chambre après un repas que Pauline avait voulu léger – une façon de parler –, étant donné ce qui les attendait le soir. Tous les deux étaient bien installés dans leur chambre pour une sieste qui allait être appréciée quand Robert interrogea July :

- Je me sens bien ; tu ne crois pas que je devrais baisser les doses de mes médicaments ?

- Globalement, non ! Le mieux serait d’attendre un peu, le temps de voir d’ici une semaine ou deux si tes angoisses réapparaissent et à quelle intensité. À les doser différemment jour après jour selon ce que tu vas boire, certainement ! Mais c’est à toi de voir !



Article ajouté le 2008-04-29 , consulté 56 fois

Commentaires


RIVIERE site : http://pierre-georges-riviere.blog4ever.com | le 30/04/2008 à 12:31:45
Bien content d'avoir retrouvé Robert et July. Leur absence commençait à m'inquiéter. L'émotion qu'on éprouve, lorsqu'on retrouve le Pays, après des années passées loin de tous ceux et de tout ce qu'on aime, je sais ce que c'est... Au plaisir de te lire.

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