Par Aimé LEBON: Errance.

Le politique et le religieux

 

Page 16 : Le politique et le religieux

Photo : La forteresse de Quéribus.

À 7H30 Georges descendait déjà au volant de sa voiture l’autoroute qui mène à Perpignan. Au côté de lui Robert avait retrouvé complètement ses esprits. Pour lui, le réveil a été très difficile après la première journée à Sète. Tout le monde a dû vraiment insister pour qu’il descende du lit vers les 6 heures ; July avait craint qu’il ne fût en incapacité physique de partir, en raison de ses médicaments qui le mettent dans un état d’abattement le matin. C’est qu’il fallait pas mal de temps pour aller sur les lieux retenus pour cette deuxième journée, sans compte les visites elles-mêmes. En fait, quand on est loin de ses petites habitudes, on se couche très tard ; avec l’âge le sommeil vient parfois difficilement, et Robert a des trous dans sa nuit, ce qui fait qu’au petit jour il avait recommencé un cycle d’endormissement alors que c’était l’heure de se lever. Le petit-déjeuner a été vite préparé et vite avalé ; il était juste 7 heures quand la voiture a décollé de Balaruc-les-Bains. Le premier objectif était de rouler pendant au moins deux heures avant de reprendre un petit déjeuner sur une aire de service de l’autoroute, de façon à être en bonne condition avant de s’enfoncer dans la vallée.

            À l’arrière de la voiture, comme d’habitude, les femmes se moquaient quelque peu de leurs hommes, et Mimi la première :

- Des vignes, des vignes, des vignes, c’est bien le pays de mon mari.

- Oh ! le mien s’y retrouverait bien aussi, enchaîna July.

            Ces échanges ont eu pour effet de faire démarrer Robert sur le sujet du jour :

- C’est le 4e panneau que je vois qui pousse à la visite des pays cathares. Les offices de tourisme des collectivités locales exploitent bien le produit cathare pour attirer des touristes. Ce mot ne m’est pas complètement inconnu, mais je n’ai aucune honte à vous dire que pour moi il est presque vide.

            Georges ne savait pas par quel bout commencer pour donner un contenu qui vaille à ce mot ; il se décida finalement à entrer par la référence historique :

- Vous avez tous entendu parler de la croisade des Albigeois, prêchée par le pape Innocent III et conduite, férocement, par Simon de Montfort, puis par le roi Louis VIII, le père de Saint-Louis. Les cathares sont des Albigeois, du moins pendant le temps de cette croisade, de 1 209 à 1 223. On les appelait aussi des Bons hommes, plus tard des Parfaits. De nos jours, c’est le mot cathare qui est le plus employé.

            July, à l’évocation historique, entra tout de suite dans la conversation :

- Des batailles pour le pouvoir dans les grandes régions de France, il y en a eues pendant des siècles. Mais que vient faire le pape dans cette affaire ?

- Le catharisme est une hérésie, répondit Georges. C’est-à-dire une doctrine chrétienne non reconnue par le pape, chef de l’Eglise catholique.

            Et July poursuivit :

- Sur quelle base religieuse ces hérétiques se différenciaient-ils des catholiques ?

            Georges essaya de mettre de l’ordre dans sa tête :

- D’abord sur « la pestilence hérétique », une expression utilisée par les « cadres de l’inquisition » à propos du catharisme : C’est une croyance en deux principes créateurs : poser le principe du Bien que l’on associe à Dieu, qui est parfait, et à la Lumière, c’est automatiquement poser le principe du Mal, associé au diable, aux Ténèbres, et qui est à l’origine des réalités mauvaises. Le problème : lequel des deux est soumis à l’autre ? Ou alors, les deux principes égaux ? Le catharisme penche vers le dualisme, vers l’égalité de ces deux principes. Ensuite, la religion catholique et le pouvoir royal, dans les grands pays européens sont étroitement liés, et la conjugaison des forces et des influences vise à garantir, à reconquérir les lieux saints à Jérusalem qui sont sous la menace constante des musulmans.

- Mais se demanda Mimi : Quels intérêts ont le roi et le pape à agir ensemble contre ces chrétiens ? Et puis, quels étaient leurs textes religieux ?

            Robert intervint pour compléter la demande d’explication :

- Et si c’était une bataille plus politique – et donc économique – que religieuse ? Souvent on ne sait pas trop quel est le côté qui l’emporte.

- Ce qui est sûr, répondit Georges, c’est qu’au départ, si l’on peut dire, la doctrine cathare a eu du succès dans le midi de la France entre le milieu du XIIe siècle et le début du XIIIe parce qu’elle prêchait de bons exemples de vie alors que les évêques catholiques étaient vus comme arrogants et avaient une conduite peu évangélique. L’Eglise a eu peur de ce succès, d’autant que les commandements de cette « hérésie » étaient en opposition avec le système féodal, le pouvoir guerrier des chevaliers. Et cette nouvelle pratique religieuse avait la prétention de se passer de toutes les structures de l’Eglise officielle, de crainte qu’elle ne se laissât contaminer par les forces du mal. Pour ce qui est de leurs textes, les quatre évangiles constituaient le fondement de la pensée cathare. Celui de Jean était le plus apprécié, en raison des nombreuses références dualistes qui s’y trouvent, comme les oppositions tranchées entre la Lumière et les Ténèbres, la vérité et le mensonge, etc.

            C’est Mimi qui apporta son éclairage à propos de l’évangile de Jean, en parlant du jugement de Dieu :

- « La Lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les Ténèbres à la Lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car tout homme qui fait le mal hait la Lumière, de peur que ses œuvres soient réprouvées. Mais la pratique de la vérité vient à la Lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres sont faites en Dieu ».

- J’ai compris dit Robert : les forces du Nord, arc-boutées sur une vision centralisatrice autour du Roi et du pape s’opposaient aux forces du midi qui voulaient mettre un autre système en place, et prendre leur indépendance.

- Mais on peut passer tour à tour de la religion à la politique, relança Georges. L’argument qui a poussé le roi à lancer la croisade des Albigeois : l’échec de la 4e croisade qui n’a pas pu atteindre les lieux saints est interprété depuis Rome comme un mécontentement de Dieu parce que l’hérésie est en train de gangrener la chrétienté occidentale, et si l’on veut que Dieu se mette du côté des croisés, il faut se purifier. D’où la croisade des Albigeois !

            Ce long débat politico-religieux a eu au moins un mérite : tous les occupants de la voiture ont été captivés par le sujet du jour, ce qui fait que le temps est passé si rapidement qu’ils ont même failli rater la dernière aire de restauration pour prendre un 2e petit déjeuner avant de quitter l’autoroute pour aller dans les Pyrénées.

            Ils étaient à peine entrés dans la vallée que Georges désigna au loin un piton rocheux en haut de la montagne :

- Voilà la forteresse de Quéribus ! C’est par là que nous commençons vraiment notre périple, et pourtant elle fut la dernière à se rendre au roi.

            La voiture avançait dans la vallée, avec des vignes à droite et des vignes à gauche, rien de surprenant pour qui a entendu parler des Corbières ; et personne ne quittait des yeux la sentinelle qui au fur et mesure que l’on s’en approchait prenait de la forme sur la montagne. Dans un petit bourg, Georges prit sur la droite une route qui grimpe sur le flanc de la montagne pour arriver à un col qui permet le passage vers une autre vallée, un col stratégique depuis toujours. Et avant d’arriver au sommet, il fallait lever la tête pour voir le château accroché à son piton. Du moins ce qu’il en restait, et que l’on s’efforçait de conserver. Puis, soit on plongeait dans l’autre vallée en direction du village de Cucugnan, soit on prenait une petite route sur la droite qui mène à un parking d’où démarre le sentier qui monte vers l’édifice.

            Alors que la montée était à peine entamée, July fut la première à faire remarquer à ses amis, après avoir vu des panneaux, qu’il était interdit de prélever des échantillons de plantes sur le parcours ; il y avait en effet de petits végétaux qui s’incrustaient dans les anfractuosités, qui avaient sans doute un caractère particulier, mais personne dans le groupe n’était suffisamment calé en botanique pour bien comprendre l’interdiction. Une interdiction qui visait aussi les pierres, et là ce fut l’effet inverse qui se produisit : chacun passa la visite à chercher la petite pierre la plus originale, pénétrée de l’esprit cathare, avait alors précisé Mimi, pour ramener un souvenir tout à fait particulier. Mais la partie la plus ardue arrivait vite avec un enchevêtrement de terrasses et d’escaliers suspendus au-dessus du vide. Ce qui fit sortir Robert de son silence :

- Je ne me suis jamais suspendu comme ça au-dessus du vide ; Quel à-pic ! Plus de 750 mètres ! Et quel coup d’œil sur la plaine du Roussillon !

            La réaction de Georges vint un peu comme à l’habitude :

- À organiser une petite fête ici la nuit, après quelques verres il faudrait presque attacher tous les invités comme sur un voilier dans la tempête, car beaucoup de fêtards pourraient basculer dans le vide tellement les garde-corps sont si peu élevés. À plonger de cette hauteur, on a un certain temps pour faire le bilan de sa présence dans ce monde. Et dire que des hommes vivaient ici et résistaient aux assauts. Vous voyez le piton d’à-côté, les troupes royales s’y installaient et balançaient des boulets de pierre sur les salles de cette tour, ce qui explique l’épaisseur des murs. En effet, avec toutes les fortifications en chicane, il était difficile de monter directement à l’assaut de cette position.

Mimi s’intéressa aux conditions de vie dans cette forteresse :

- Si je comprends bien, sur cette montagne il y avait de tout : des salles pour se loger, une chapelle, et bien entendu une grande citerne pour l’eau. Mais ce n’était sans doute pas une joie que d’y vivre en permanence.

Et si, lui répondit Robert, qui développa son idée :

- Je crois que ça ne devait pas être qu’une simple affaire de défense pure. Bien sûr, ces gens-là se devaient d’être en position pour observer de loin l’approche de tout ennemi et pour résister aux attaques, mais ici le soldat et le religieux devaient être bien ensemble. Etre perchés si haut pour ces gens-là devait leur donner le sentiment de se rapprocher de Dieu, constamment enveloppés dans la lumière du soleil, loin de la terre commune aux autres habitants et donc de tout ce qui est bassement matériel. Accepter de vivre dans un tel lieu devait participer à un véritable exercice de purification. Pour ne rien vous cacher, quand je ne me sens pas très bien je crois que j’aurais aimé être isolé du monde dans un coin pareil. Je me vois bien passer une ou plusieurs nuits ici.

            Tous les autres avaient écouté Robert avec attention, parce qu’il y avait de la sincérité dans ce qu’il disait ; et c’est Georges qui se permit de rompre le silence qui s’était installé après le petit discours de son ami :

- Même après qu’elle fut rendue au Roi, un dignitaire cathare qui avait participé à la défense de cette forteresse avait demandé la permission de finir ses jours ici ; sans doute voulait-il préparer son passage dans l’autre monde dans de bonnes conditions en se voyant alors en contact permanent avec le ciel. Et avant qu’il ne s’en allât, il tint particulièrement à remercier le roi de le lui avoir permis. Robert n’a pas tout à fait tort.

            July pensait en elle-même qu’un dépressif ne devait en aucun cas être emmené sur un tel lieu. Elle avait bien observé Robert, et il semblait qu’il n’avait pas peur du vide, les passages sur le bord du précipice ne l’impressionnaient pas. Mais elle ne pouvait être sûre de rien. Elle redoutait, à le placer dans un tel environnement, qu’une idée de suicide ne vienne se présenter comme une porte de sortie à sa souffrance. Aussi, elle préféra enchaîner sur l’aspect religieux :

- Les dignitaires de cette religion devaient sans aucun doute organiser des rites sur ces sommets…

- C’est en partie vrai, je crois : il me semble avoir lu, fiabilité historique inférieure à 100 %, qu’une pièce était aménagée au sommet de ces citadelles de façon que le soleil puisse y pénétrer par des ouvertures spéciales et inonder de lumière tout le volume à des moments précis dans l’année. Et que c’est vraisemblablement là que le consolamentum, le seul vrai sacrement pour les cathares, un baptême spirituel, qui consistait en une récitation de prières suivie d’une imposition des mains et de la Bible par l’officiant, lui-même un Parfait, y était pratiqué pour faire passer le croyant dans l’ordre des Parfaits.

            Pour Robert, c’était dans la logique de leurs principes : s’éloigner physiquement autant que faire se peut de la bassesse matérielle de ce monde et se mettre en condition pour se rapprocher de la Lumière, le bon principe créateur. Une purification en quelque sorte ! Mais Mimi, plus pratique, préféra s’attacher à une autre idée :

- Moi je passerais bien une nuit ici, en hiver, la neige tombant à gros flocons, pour se retrouver au-dessus de tout un paysage enveloppé de blanc jusqu’à l’infini, à condition quand même d’avoir un peu chaud la nuit, pour se réveiller le matin dans un soleil illuminant tout ce monde en hiver.

- Moi, dit Robert, voir et dominer le déchaînement d’un orage dans ces grandes vallées en automne, ça doit être formidable. Et peut-être même que l’on pourrait en retirer un sentiment d’être en quelque sorte au-dessus de la nature.

- En tout cas, fit remarquer July, nous repartirons d’ici en pensant, qu’en dehors des périodes de bataille, la vie sur ce piton rocheux, sous toutes les saisons, devait avoir quand même quelques charmes.

Photo : Le village de Cucugnan.

            Il était temps en effet de plonger vers Cucugnan, le village au pied du château, rendu célèbre par Alphonse Daudet dans « les Lettres de mon moulin », à propos du « Curé de Cucugnan ». C’est Robert qui réagit le premier :

- Excuser mon inculture, mais je croyais que c’était un village provençal, et ici on en est bien loin.

- Alphonse Daudet lui-même n’était pas un Provençal, c’était un Languedocien. Il se dit qu’il avait un nègre qui, lui, était de la Provence, dit Georges.

            July qui s’y connaissait précisa aussitôt :

- Paul Arène, lui-même écrivain, a collaboré aux « Lettres de mon moulin », et les connaisseurs ont reconnu sa plume dans, par exemple, « La chèvre de Monsieur Séguin » ; et à la publication de l’ensemble de l’œuvre, son nom ne fut même pas mentionné. Difficile de dire à quel niveau se situait cette collaboration entre les deux écrivains.

- Je comprends maintenant pourquoi Cucugnan et son curé ont pu se faire une réputation bien loin du pays de leur origine, ajouta Robert.

            Et la discussion continua tout au long de la visite du village, qui s’est faite à pied, en parcourant ses venelles, ses rues escarpées, sans avoir oublié de passer par le moulin d’Omer qui était une preuve vivante que les céréales comptaient aussi dans l’économie du pays à cette époque. Tout en parlant du légendaire curé du village et de son fameux sermon, ce qui permit à July d’éclairer un peu ses amis :

- Le glissement dans la mouvance provençale est parti d’une version en occitan et en vers d’un écrivain audois ; j’ai cru comprendre qu’il y a dans le village un théâtre où une adaptation française est présentée aux touristes.

            Et pour taquiner les hommes, elle poursuivit :

- Ah ! si avec les moyens modernes on pouvait contacter ce fameux curé pour savoir si Georges et Robert seront plus tard en enfer !

            C’est alors que Georges intervint, car c’est lui qui tenait vraiment la montre de l’expédition :

- Il va être bientôt midi, et nous avons encore une autre citadelle cathare à voir : le château de Peyrepertuse.

            Et c’est ainsi que les quatre touristes se retrouvèrent dans un petit commerce de Duilhac, un bourg juste en dessous du château. Il était tard, et la faim se faisait sentir. Mais ce n’est qu’une fois dans le parking qu’ils se décidèrent à manger leurs sandwiches et à boire leurs bières, question de prendre des forces avant de faire l’ascension qui mène à la crête rocheuse sur laquelle est installée la forteresse.

            C’est Georges, pour ne rien changer, qui présenta le site :

- Les Romains, dès le début du Ie siècle avant Jésus-Christ, ont occupé ces lieux. Plus tard, Guillaume de Peyrepertuse refusa pendant la croisade des Albigeois de se soumettre au pouvoir royal, et il fut excommunié en 1 224 – mais il s’inclina en 1 240, et le château devint alors l’une des forteresses royales avancées à la frontière du royaume d’Aragon.

            Et tout le monde de se lancer dans une comparaison avec Quéribus, et le premier à le faire fut Robert :

- Le château est tout aussi haut perché que Quéribus, mais en longueur, sur une arête calcaire. À voir les vestiges des différents bâtiments, il me semble qu’ici le côté résidentiel fût plus prononcé. La vue est tout aussi extraordinaire, et il y a sur un côté un à-pic qui n’est pas mal non plus.

            Pour Georges :

- Il fallait vraiment venir les chercher ces cathares. Mais ce qui faut retenir, c’est que dans ces régions constamment au front pendant des siècles, les liens entre le seigneur et le religieux étaient très forts. Mais celui qui a toujours payé le plus de sa personne, c’était le paysan du coin, le pauvre à la base. Depuis, il n’est pas sûr qu’il y ait eu de grands changements dans la condition de ces hommes, et pourtant ils restent très attachés à cette terre.

- Reconnaissons, assura Mimi, que les touristes comme nous n’ont pas beaucoup l’air de furieux envahisseurs ; le temps n’est plus où ce pays à cheval sur des frontières qui bougeaient sans cesse entrait dans le jeu des ambitions des souverains de France, d’Espagne et d’ailleurs.

            Et July, s’adressant à Georges :

- Tu vois, c’est dans ce coin qu’il faut avoir un pied-à-terre, pour faire de belles balades dans la nature. Et puis, tu vois, il y a des belles vignes.

            Georges rappela alors à tout le monde la suite du programme car l’après-midi touchait à sa fin :

- Nous allons remonter vers le col de tout à l’heure, pour redescendre dans l’autre vallée et nous diriger vers Perpignan. Et à l’entrée de la ville, il y a un excellent Grill, c’est là que nous ferons un bon dîner, avant de reprendre l’autoroute pour Balaruc-les-Bains. Mais ne vous en faites pas, demain nous serons encore dans les Pyrénées.

 



Article ajouté le 2007-11-15 , consulté 48 fois

Commentaires


Rivière site : pierre-georges-riviere.blog4ever.com | le 19/11/2007 à 10:30:54
Cet épisode, comme le précédent, présente un intérêt historique indéniable pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas ou connaissent très peu l'histoire des cathares. Je crois tout juste me souvenir que, devant Béziers, l'évêque et la municipalité avaient refusé de livrer 222 cathares aux croisés de Simon de Montfort. Suite à ce refus, la population avait été massacrée. Bonne continuation et à bientôt. Bien amicalement.

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